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Jean Claude Sa'n Béliveau généalogiste et recherchiste en généalogie autochtoneJean Claude Sa'n Béliveau généalogiste et recherchiste en généalogie autochtone

 

 

 

L’ADN permet-il de déterminer si nous avons des racines autochtones ?

 

Certaines entreprises vendent un test ADN appelé autosomal et qui devrait indiquer nos origines. L’expérience nous apprend que ce test n’est pas suffisant pour la plupart des Québécois de vieille souche française. Si environ 75 % d’entre eux ont au moins un ancêtre autochtone, il s’agit le plus souvent d’une ancêtre née avant 1700. À cette distance et en tenant compte des variations sur la quantité d’ADN héritée de chaque

grand-parent (entre 16 et 33 %), un tel test autosomal n’est pas suffisant pour démontrer des racines autochtones s’il y a un seul ancêtre éloigné.

Il faut plutôt utiliser l’ADNmt, obtenu à partir des mitochondries transmises par la mère à ses enfants. Cet ADNmt est résumé par une signature assez courte pour la plupart des gens. Appelée haplogroupe, cela résume l’appartenance ethnique éloignée et le lien familial ancien tout en suivant l’ascendance matrilinéaire.

 

Le projet French Heritage1 cumule ce type de données depuis 2004, ce qui permet de donner un bon aperçu des haplogroupes associés à nos Amérindiennes fondatrices, celles du premier siècle de la colonisation française. J’ai aussi accès à d’autres projets comme Acadian Heritage et Québec ADNmt et aux correspondances trouvées par les tests. Les statistiques qui suivent dépassent donc les seules données

de ce projet French Heritage.

 

Les haplogroupes en A


Le passage du détroit de Béring par les ancêtres des Amérindiens s’est fait longtemps après l’apparition des principaux haplogroupes. Par instinct, on penserait qu’il suffit d’avoir l’haplogroupe « A »2 pour déduire que l’ancêtre matrilinéaire est une Autochtone. Dans les faits, il faut avancer d’une étape pour viser plutôt « A2 » et les sous-groupes plus récents. A2 est la signature la plus fréquente parmi nos ancêtres amérindiennes, mais c’est souvent parce qu’il n’y a pas de raffinement plus précis. Les A2 ne sont pas tous identiques. Pour ce faire, il faudrait que chacun voit les autres parmi ses correspondances (ou matches) trouvées.

 

Sous cette étiquette A2, nous trouvons Marie Christine Aubois épouse de l’Acadien Jean Roy dit Laliberté, l’épouse de Gabriel Giraud et celle du baron de Saint-Castin (ces deux dernières seraient plus proches cousines, et Marie Christine une cousine éloignée). Il y a plus de 140 autres résultats A2, certains pour les mêmes ancêtres, d’autres qui ne sortent que dans une généalogie pour le moment.

 

On peut aussi raffiner pour obtenir A2f1a décrivant Anne Marie, épouse de l’Acadien René Rimbaud ou Jeanne Lejeune dit Briard, femme de François Joseph, qui pourrait être la fille de Pierre Lejeune et d’une Amérindienne. Dans ce cas également, la parenté entre les deux fondatrices est éloignée. Les A2 comprennent un grand nombre d’autres catégories, le plus souvent trouvées ailleurs sur le continent, mais pas en Nouvelle-France.

 

On notera par ailleurs que les A ont aussi produit d’autres sous-catégories comme les A10 dont descend Catherine Pillard, épouse de Pierre Charon et native de France, mais descendante d’Asiatiques probablement venues en Europe avec les invasions du début du Moyen-Âge.

 

Les haplogroupes en B

 

Moins nombreuses, certaines fondatrices amérindiennes ont un haplogroupe en B2. Le sous-groupe B2c comprend Marie Thérèse, femme de Claude Petitpas en Acadie, mais aussi Marie Marguerite Picarouiche qui épousa Pierre Lamoureux vers 1671 dans la région de Montréal. Cette dernière pourrait avoir des liens familiaux peu éloignés avec Madeleine Euphrosine, née vers 1630 de l’explorateur Jean Nicolet.

 

Le sous-groupe B4’5 pourrait être mal étiqueté. L’apostrophe signifie que l’haplogroupe serait quelque part entre B4 et B5, qui sont présumés Asiatique et non Amérindien. Comme il s’agit d’Élisabeth Shégoné qui épousa Henri Lofficial vers 1760, sans doute à Terre-Neuve, elle serait plutôt B2 elle aussi.

 

Les autres B2 se trouvent ailleurs sur le continent.

 

Les haplogroupes en C

 

La nombreuse descendance des sœurs Caplan, filles de Guillaume et d’une Autochtone dont le nom est inconnu, est classée dans le groupe C1c. Un plus petit nombre descend de Françoise Itagisse, Amérindienne qui épousa le Breton Jean Brillant dit Beaulieu en 1752 et dont on connaît au moins 5 filles mariées à Détroit.

 

L’étiquette C4c1 leur est attribuée. On voit ici qu’un sous-groupe peut avoir des divisions formées il y a environ 20 000 ans puisque l’haplogroupe C4a1a décrit la fille du roi Catherine Guyard venue de Paris, cas similaire à celui de Catherine Pillard.

 

Les haplogroupes en D

 

Les fondatrices qui partagent la signature D1 pourraient bien être des cousines assez rapprochées puisque les résultats sont identiques pour certains descendants, mais sans acte pour confirmer. Il s’agit des sœurs Louise et Marie Boudeau, Marguerite Leberton mariée avec René Duguay, ainsi que la femme de Thomas Delepeau ou Depot appelée Marie Anne Fourgerat lors du mariage de leur fille en 1786 et qui est peut-être Marie Normand mariée en 1760 et qui serait la fille de François Normand et Louise Deneau, cette dernière étant Amérindienne dans ce cas. Ces résultats se retrouvent surtout dans le projet Québec ADNmt où l’on voit par ailleurs qu’un test Geno2, moins précis, prédisait plutôt la signature D1g-T16189C ! 306 MSGCF, volume 72, numéro 4, cahier 310, Hiver 2021 : 305-307 Mémoires de la Société généalogique canadienne-française

L’haplogroupe D4 semble exister seulement en Asie alors que D2 n’a pour le moment pas de descendant testé en Nouvelle-France.

 

Les haplogroupes en X2a

 

Les signatures en X2 constituent un autre mystère de l’ADNmt. En effet, les X2a seraient amérindiennes, mais les X2b, européennes. Comme plusieurs Acadiennes d’origine inconnue sont X2b4 (comme Radegonde Lambert) ou X2b7 (comme Barbe Bajolet), certains veulent les transformer en autochtones. Mais puisque lafille du roi Jeanne Ducorps est X2b4 et la Percheronne Rauline Poete est X2b4a1, nous sommes pratiquement assurés que X2b est bien européen.

 

La première femme de Philippe Mius d’Azy a la signature X2a2 (sa 2e épouse n’a pas de descendance féminine pour connaître son haplogroupe), ainsi que Ursula Marche qui serait née à Terre-Neuve vers 1815. Elle est peut-être une descendante de l’autre X2a2, tout comme l’épouse d’un Denis Rousseau ayant vécu en Acadie.

 

Les autres régions

 

Pour ne pas alourdir le texte, les signatures des Amérindiennes d’autres régions ont été omises. Elles ont vécu dans l’Ouest canadien (surtout des Métis) ou américain, ou jusqu’en Amérique du Sud. De temps en temps, selon les informations fournies par les personnes testées, on trouve en effet des signatures ADNmt identiques loin de la Nouvelle-France.

 

L’apport acadien

 

Le lecteur aura remarqué que beaucoup de ces fondatrices ont vécu en Acadie. La raison est sans doute qu’il y a eu plus de mariages mixtes en Acadie que dans le futur Québec et qu’il y a eu plus de descendants assez curieux pour faire un test ADN. Si on ne compte pas les Acadiennes ou les Métisses de l’ouest, la liste des Québécoises amérindiennes dont l’ADNmt est connu se limiterait à Françoise Ouechipichinokoue épouse de Nicolas Pelletier, Marguerite Pachotte, une renarde de nation qui s’unit à Charles Jolivet, et Marie Marguerite Picarouiche citée plus haut.

 

La liste des hommes autochtones avec une signature connue et ayant vécu avant 1760 en Nouvelle-France est encore plus courte, se limitant à Germain Doucet fils (qui n’est pas le fils de Germain Doucet père comme suggéré par la plupart des ouvrages écrits avant l’arrivée des tests ADN.

 

Conclusion

 

La signature ADNmt de nombreuses fondatrices amérindiennes est maintenant connue. La liste augmente peu à peu. Ces signatures sont corroborées par l’existence de registres mentionnant l’origine autochtone pour une partie d’entre elles, validant que leur signature est bien le signe de leurs racines amérindiennes. Quand il n’y a
pas d’actes, la signature ADNmt est assez proche d’une autre Amérindienne identifiée comme telle dans un acte.

 

 

Source : Denis Beauregard, MSGCF, volume 72, numéro 4, cahier 310, Hiver 2021 : 305-307

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